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Kriyas – Pourquoi le corps bouge-t-il spontanément pendant la méditation ?

Silhouette d’une personne en méditation avec plusieurs positions superposées de la tête et du buste, évoquant des mouvements spontanés.

Il existe une idée largement répandue selon laquelle, lorsque l’énergie cosmique s’éveille, elle peut provoquer des mouvements spontanés et involontaires. Certains appellent ces mouvements des kriyas. Mais que savons-nous réellement à leur sujet ? Et dans quelle mesure pouvons-nous affirmer qu’ils sont le signe d’un éveil énergétique ?

Que signifie réellement le mot kriya  ?

Le mot sanskrit kriya signifie essentiellement « action » ou « pratique ». C’est un terme générique qui possède plusieurs usages dans la tradition du yoga.

Dans les Yoga Sutra de Patanjali, le Kriya Yoga est défini comme tapas (discipline), svadhyaya (étude de soi) et ishvara pranidhana (abandon à une réalité supérieure).

Dans le Hatha Yoga, les shat kriyas désignent notamment des pratiques de purification physique, comme le nettoyage du nez. Le terme Kriya Yoga est également utilisé dans la tradition issue de Lahiri Mahasaya aussi bien que dans le Satyananda Yoga pour désigner des ensembles de pratiques de respiration, de concentration et de méditation.

Dans certains milieux spirituels modernes, cependant, le mot kriyas en est venu à désigner des mouvements spontanés et involontaires, notamment dans le contexte de l’éveil de la kundalini.

C’est à ces mouvements spontanés, et à leur lien supposé avec l’éveil de la kundalini, que je vais m’intéresser dans cet article.

D’où vient l’idée des kriyas spontanés liés à la Kundalini ?

Aujourd’hui, il est courant de lire que des mouvements spontanés et involontaires sont une manifestation normale de l’éveil de la Kundalini. Cette interprétation occupe notamment une place importante dans les traditions associées à Swami Muktananda et au Siddha Yoga.

Selon ces traditions, l’éveil de la Kundalini Shakti peut provoquer des phénomènes très visibles : mouvements élaborés du corps, postures de yoga spontanées, modifications de la respiration, tremblements ou vocalisations. Certaines descriptions donnent même l’impression que le corps agit de lui-même, comme s’il était momentanément dirigé par une force indépendante de la volonté.

« Lorsque la Kundalini s’éveille, elle prend le contrôle du corps. Elle commence à le faire bouger, à exécuter des kriya, des asanas et des pranayamas de manière totalement spontanée, sans l’intervention de la volonté. »

— Swami Muktananda, Play of Consciousness

Mais jusqu’où peut-on faire remonter cette interprétation ?

Les textes classiques du Hatha Yoga et du Tantra décrivent de nombreux phénomènes extraordinaires associés à la Kundalini. Pourtant, les mouvements corporels spontanés et élaborés ne semblent pas y occuper la place qu’ils ont acquise dans certains enseignements modernes. L’éveil de la Kundalini y est davantage décrit comme une transformation intérieure et une expansion de la conscience.

Dans la Hatha Yoga Pradipika, par exemple, les manifestations physiques associées à certaines pratiques énergétiques comprennent notamment des tremblements et de la transpiration, mais pas les longues séquences de postures ou de mouvements spontanés que l’on trouve dans certains récits modernes.

Cela nous invite à être prudents lorsque nous présentons l’interprétation moderne des kriyas comme une caractéristique universelle et ancienne de l’éveil de la Kundalini.

Aller plus loin dans la pratique

Si ces réflexions vous parlent, nous partageons chaque semaine des articles approfondis sur le yoga et la méditation.

Que vivent réellement les pratiquants ?

Les sensations subjectives d’énergie circulant dans le corps semblent être courantes chez les pratiquants de yoga et de méditation. J’ai moi-même mené une enquête auprès de pratiquants de yoga de ma propre tradition, dans laquelle une très large majorité déclarait ressentir fréquemment ce type de sensations.

Des expériences similaires ont été documentées dans plusieurs études scientifiques par questionnaire auprès de pratiquants de yoga et de méditation. Certaines de ces études se sont également intéressées aux mouvements physiques spontanés qui peuvent accompagner ces sensations.

Mais à quoi ressemblent réellement ces mouvements ?

Une étude particulièrement intéressante a porté sur des méditants bouddhistes occidentaux, sans supposer au préalable que leurs expériences étaient causées par la Kundalini. Les chercheurs ont plutôt employé le terme neutre d’« expériences somatiques de type énergétique » (energy-like somatic experiences) et se sont concentrés sur ce que les pratiquants rapportaient. Parmi leurs témoignages figuraient des tremblements, des secousses, des extensions spontanées du dos et des réajustements corporels, parfois accompagnés de sensations inhabituelles de vibration, de pression, de chaleur ou de mouvement à travers le corps1.

Ces « mouvements spontanés » sont quelque chose que je reconnais dans ma propre expérience, et je pense que de nombreux pratiquants expérimentés de méditation et de yoga peuvent également s’y reconnaître.

Il existe toutefois un écart considérable entre des phénomènes relativement simples, comme un tremblement, une secousse ou un réajustement spontané, et les mouvements beaucoup plus élaborés décrits dans la tradition du Siddha Yoga. Le fait que des études scientifiques documentent des mouvements spontanés pendant la méditation ne suffit pas, à lui seul, à établir que toute la gamme des mouvements complexes décrits dans cette tradition se produit de la même manière — ni qu’elle relève de la même explication.

Les mouvements spontanés en dehors du yoga et de la méditation

Les mouvements involontaires ne sont pas propres au yoga ou à la méditation. Nous en faisons parfois l’expérience dans la vie quotidienne : une jambe qui sursaute au moment de s’endormir, un muscle qui se contracte brusquement2 ou des tremblements provoqués par une émotion forte. On peut aussi penser à quelqu’un qui travaille assis dans un café devant son ordinateur et fait nerveusement rebondir son talon contre le sol sans s’en rendre compte.

Mais les mouvements involontaires peuvent aussi être beaucoup plus complexes. Les troubles fonctionnels du mouvement, par exemple, peuvent provoquer des tremblements, des secousses, des postures inhabituelles ou des mouvements élaborés que la personne ne contrôle pas consciemment.

Ces phénomènes ont des causes très différentes et il ne s’agit évidemment pas de dire que les kriyas sont des troubles neurologiques. Cependant, ils montrent que le système nerveux peut produire des mouvements, parfois complexes, sans que nous ayons consciemment décidé de les faire, et que nous n’avons pas besoin de recourir à une énergie mystérieuse pour les expliquer.

C’est important lorsqu’on s’intéresse aux kriyas. Le fait qu’un mouvement se produise spontanément pendant la méditation ne nous dit pas encore ce qui l’a provoqué. Pour comprendre pourquoi certains pratiquants commencent à bouger pendant la méditation, il faut donc regarder de plus près ce qui se passe dans cet état particulier.

La méditation modifie notre perception du corps

La méditation peut modifier de manière significative notre perception du corps. En réduisant les stimulations extérieures et en dirigeant l’attention vers l’intérieur, des sensations qui passeraient normalement inaperçues peuvent devenir particulièrement présentes. De subtiles contractions musculaires, des ajustements posturaux ou des changements dans la respiration peuvent soudain devenir l’objet d’une attention intense.

La méditation peut également affecter la proprioception — notre perception de la position et des mouvements du corps — et, dans certaines circonstances, notre sentiment d’être à l’origine de nos propres mouvements3. Une expérience inhabituelle du mouvement n’implique donc pas nécessairement qu’une force physique inhabituelle en soit la cause.

Mes élèves me disent parfois qu’ils ont l’impression, pendant la méditation, que leur corps se balance ou oscille, ou encore qu’il veut bouger. Puisque l’immobilité et une attitude passive d’observation sont des éléments importants de la méditation, je leur conseille systématiquement de ne pas suivre cette sensation, mais simplement de l’observer et de revenir à la pratique.

Je pense que l’expérience pourrait évoluer différemment si, au contraire, on suivait activement ces impulsions. Ce qui commence comme une sensation subtile ou une envie de bouger pourrait alors évoluer de manière très différente selon la façon dont le pratiquant y réagit.

Étude de cas : Quand l’interprétation alimente le cercle de l’anxiété

J’ai accompagné une élève devenue particulièrement sensible à ses sensations internes. Traversant une période de fort stress, elle avait développé des spasmes musculaires réguliers, survenant aussi bien en méditation que dans sa vie quotidienne.

Convaincue qu’il s’agissait d’un éveil de la Kundalini, elle interprétait ces mouvements comme la manifestation d’une force incontrôlable. Cette idée suscitait chez elle une crainte constante : chaque nouveau spasme augmentait son niveau de stress, ce qui intensifiait en retour la fréquence des secousses — créant une véritable boucle de rétroaction négative.

En clarifiant avec elle le fonctionnement de la méditation, la nature des expériences somatiques et la réaction du système nerveux face au stress, nous avons pu déconstruire ces malentendus. Comprendre que ces spasmes n’étaient pas un phénomène ésotérique incontrôlable mais une réponse corporelle amplifiée par l’attention lui a permis de modifier son regard, d’aborder ces sensations avec calme et de briser le cercle de l’anxiété.

Que signifie réellement « spontané » ?

Le mot spontané peut désigner des phénomènes assez différents. Un mouvement peut être entièrement involontaire, mais il peut aussi naître d’une impulsion que l’on autorise ou que l’on suit sans la diriger consciemment. Il existe ainsi un continuum entre le mouvement involontaire, automatique, autorisé et consciemment exécuté.

Nous utilisons le mot spontané dans ce sens plus large dans d’autres contextes. L’écriture spontanée et la danse improvisée impliquent des actions qui ne sont pas planifiées à l’avance, mais qui nécessitent néanmoins une participation. On trouve des exemples plus frappants dans le parler en langues de certaines traditions chrétiennes ou dans la respiration holotropique, où les participants peuvent laisser émerger des mouvements, des sons et des expressions émotionnelles sans décider consciemment de la forme qu’ils vont prendre.

Dans ces situations, il existe une intention de laisser faire plutôt que de produire ce qui se passe. L’expérience peut ainsi sembler automatique, comme si le corps agissait de lui-même, tout en dépendant dans une certaine mesure de la participation de la personne.

Cette distinction est importante lorsqu’on parle des kriyas. Un mouvement peut être spontané et non planifié sans pour autant être physiquement irrésistible ou totalement indépendant de la participation volontaire.

Mon expérience personnelle : l’impact de l’attention

Dans ma pratique comme lorsque j’enseigne, je ressens très régulièrement ces circulations d’énergie. Mais leur expression dépend directement de mon attention.

Lorsque j’enseigne, mon attention est tournée vers l’extérieur. Il m’arrive alors d’autoriser mon corps à effectuer de subtils micro-ajustements physiques pour accompagner cette circulation.

En pratique personnelle, mon attention est entièrement tournée vers l’intérieur. Dans cette permission passive, je n’ai besoin d’aucun ajustement physique : je laisse les sensations s’exprimer sans intervenir, et les blocages se dissolvent d’eux-mêmes. 

Pourquoi les kriyas élaborés semblent-ils plus fréquents dans certaines traditions ?

Les kriyas élaborés semblent particulièrement présents dans les traditions où l’on enseigne aux pratiquants que de tels mouvements peuvent se produire. Cela soulève la possibilité que les attentes et le contexte culturel influencent la manière dont les expériences corporelles spontanées se développent et sont interprétées.

Dans la plupart des traditions méditatives, l’immobilité physique constitue la norme : le pratiquant reste assis sans bouger et observe les sensations et les impulsions corporelles sans les suivre. Dans les traditions où les kriyas sont considérés comme des manifestations de la Kundalini, l’approche peut cependant être différente. Des instructions telles que « ne résistez pas au mouvement » ou « laissez la Shakti vous mouvoir » encouragent au contraire les pratiquants à suivre une impulsion lorsqu’elle apparaît. À partir de sensations initiales similaires, ces deux attitudes pourraient donc conduire à des expériences très différentes.

Cela n’implique pas que ces expériences soient consciemment fabriquées. La suggestion, l’attention focalisée et les états proches de la transe peuvent influencer nos mouvements sans que nous décidions consciemment de les produire. Le simple fait de s’attendre à un mouvement peut parfois contribuer à le faire apparaître. Lorsqu’une expérience est interprétée comme une manifestation de la Kundalini, cette interprétation peut également influencer la manière dont les expériences suivantes sont vécues et exprimées4.

Le mouvement intuitif peut être profondément bénéfique

Même si le degré de spontanéité se situe sur un continuum, cela n’enlève rien à la valeur de ces mouvements. Laisser le corps suivre librement ses impulsions peut devenir une pratique à part entière. Dans certains contextes spirituels, les pratiquants relâchent délibérément leur contrôle habituel et laissent émerger des mouvements, des rythmes respiratoires, des vocalisations et d’autres formes d’expression.

Un lecteur m’a raconté comment il avait progressivement commencé à laisser se produire des mouvements spontanés et comment, encouragé par ses enseignants et sa communauté, il leur avait accordé de plus en plus de liberté. Avec le temps, ces expériences ont inclus des mouvements et des expressions qui le surprenaient, et même des actions dont il dit qu’il aurait été incapable dans un état ordinaire. Les séances pouvaient durer plusieurs heures et comporter des mouvements complexes, parfois épuisants, ainsi que des schémas respiratoires qu’il vivait comme totalement indépendants de sa volonté. Pourtant, après ces séances, il se sentait exceptionnellement bien et régénéré.

De telles expériences ne devraient pas être écartées simplement parce qu’elles se développent dans le cadre d’une pratique où l’on laisse libre cours à l’expression spontanée. Le mouvement libre peut devenir profondément absorbant et agréable tandis que la sensation habituelle de diriger consciemment son corps peut considérablement s’atténuer.

Les mouvements spontanés peuvent-ils libérer des émotions ou des traumatismes ?

Une autre manière d’interpréter les mouvements spontanés consiste à les voir comme une forme de libération émotionnelle. Cette idée se retrouve notamment dans certaines approches corporelles du traumatisme, où les tremblements et les mouvements libres occupent une place importante.

Il existe effectivement des recherches suggérant que les approches basées sur le corps et le mouvement peuvent être bénéfiques pour certaines personnes souffrant de traumatismes psychologiques. Des études sur la danse-thérapie montrent également que le mouvement peut faciliter l’expression des émotions et modifier la manière dont une personne ressent et perçoit son corps5.

Certaines méthodes vont plus loin et utilisent délibérément les tremblements. C’est notamment le cas des Tension and Trauma Releasing Exercises (TRE). Quelques études préliminaires ont rapporté des effets bénéfiques, mais les recherches restent encore limitées6.

Ondes circulaires bleues se propageant à la surface de l’eau et devenant progressivement irrégulières.
Une impulsion initiale peut se propager et se transformer progressivement, comme des ondulations à la surface de l’eau.

Comment réagir aux mouvements spontanés ?

Internet regorge de témoignages interprétant les mouvements spontanés comme des signes d’éveil de la Kundalini. Comme la Kundalini elle-même est souvent présentée comme une force puissante et potentiellement déstabilisante, il est compréhensible que certaines personnes s’inquiètent lorsqu’elles ressentent des sensations corporelles inhabituelles, des contractions, des secousses ou l’impression que leur corps bouge pendant la méditation.

La première chose à garder à l’esprit est que les mouvements spontanés peuvent avoir de nombreuses causes. Ils se produisent aussi bien dans le cadre du yoga et de la méditation qu’en dehors de celui-ci et ne constituent pas, en eux-mêmes, la preuve de l’éveil d’une énergie mystérieuse. L’interprétation de ces mouvements comme des manifestations de la Kundalini occupe une place importante dans certaines écoles et traditions, mais elle ne constitue pas un enseignement universel du yoga.

Il n’est donc pas nécessaire de suivre les mouvements spontanés simplement parce qu’ils apparaissent pendant la méditation. Dans de nombreuses traditions méditatives, l’approche habituelle est l’inverse : maintenir l’immobilité physique, observer les sensations ou les impulsions qui apparaissent sans y réagir, puis revenir à la pratique.

En même temps, si vous êtes attiré par une tradition qui encourage l’expression spontanée, il n’y a pas de raison de considérer ces mouvements comme problématiques en eux-mêmes. Les laisser se développer peut devenir une pratique à part entière, et certaines personnes trouvent cette expérience profondément agréable et bénéfique.

Pour aller plus loin

La Kundalini est un sujet complexe qui a évolué au fil du temps, et il n’existe pas de consensus au sein de la tradition du yoga sur ce qu’elle est réellement. Pour en savoir plus, je vous invite à lire mon article complet sur la Kundalini.

A retenir

  • Le mot kriya possède de nombreux sens dans le yoga ; son utilisation pour désigner des mouvements spontanés liés à la Kundalini est relativement spécifique à certains courants modernes.
  • Les textes classiques décrivent des manifestations physiques liées aux pratiques énergétiques, mais les mouvements spontanés élaborés occupent une place beaucoup plus importante dans certains enseignements modernes, notamment ceux liés au Shaktipat et au Siddha Yoga.
  • Les mouvements spontanés pendant la méditation sont bien documentés : tremblements, secousses, mouvements du dos et réajustements corporels font partie des expériences rapportées par certains méditants.
  • Les mouvements involontaires existent aussi en dehors de la méditation, des petits mouvements quotidiens aux phénomènes beaucoup plus complexes. Le caractère involontaire d’un mouvement ne suffit donc pas à nous renseigner sur sa cause.
  • La spontanéité n’est pas nécessairement une question de tout ou rien. Un mouvement peut être totalement involontaire, mais il peut aussi naître d’une impulsion que l’on choisit de laisser se développer sans la diriger consciemment.
  • Les attentes et les instructions reçues peuvent influencer la manière dont les mouvements se développent. Rester immobile et observer une impulsion ou, au contraire, l’encourager et la suivre peuvent conduire à des expériences très différentes.
  • Quelle que soit leur origine, ces mouvements peuvent être vécus comme profondément agréables ou bénéfiques. Le mouvement libre est parfois utilisé comme pratique à part entière, et certaines approches corporelles explorent également les tremblements et le mouvement comme moyens d’expression et de libération émotionnelle.

Sources

  1. Cooper, D. J., Lindahl, J. R., Palitsky, R., & Britton, W. B. (2021). “Like a vibration cascading through the body” : Energy-like somatic experiences reported by Western Buddhist meditators. Religions, 12(12), 1042. ↩︎
  2. Caviness, J. N., & Brown, P. (2004). Myoclonus : Current concepts and recent advances. The Lancet Neurology, 3(10), 598–607. ↩︎
  3. Haggard, P. (2017). Sense of agency in the human brain. Nature Reviews Neuroscience, 18(4), 196–207. ↩︎
  4. Lindahl, J. R., Fisher, N. E., Cooper, D. J., Rosen, R. K., & Britton, W. B. (2017). The varieties of contemplative experience : A mixed-methods study of meditation-related challenges in Western Buddhists. *PLoS ONE*, 12(5), e0176239. ↩︎
  5. Tomaszewski, C., Belot, R.-A., Essadek, A., Onumba-Bessonnet, H., & Clesse, C. (2023). Impact of dance therapy on adults with psychological trauma : A systematic review. European Journal of Psychotraumatology, 14(2), 2225152.  ↩︎
  6. Lynning, M., Svane, C., Westergaard, K., Bergien, S. O., Gunnersen, S. R., & Skovgaard, L. (2021). Tension and trauma releasing exercises for people with multiple sclerosis—An exploratory pilot study. Journal of Traditional and Complementary Medicine, 11(5), 383–389. ↩︎
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Christian Möllenhoff 2024
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Christian Möllenhoff

Professeur de yoga et formateur d’enseignants, Christian est reconnu pour sa pédagogie rigoureuse et inspirante. Il est le professeur principal de l’école Yoga & Méditation Paris, le créateur du site Forceful Tranquility, et l’auteur principal de ce blog.

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